Distance: 67 km - D+: 200m - Durée: 2h10
Cols: Néant
Qui n'a jamais vu
Prades, n'a pas perdu grand-chose.
Je plaisante, ce n’est pas si mal, au moins
il fait beau, il y a des palmiers dans la rue et pour une fois, quand
on ouvre la fenêtre, on n'a pas 10 degrés. Mais ce matin, il flotte comme
un air de fin de vacances, comme lorsqu’on sentait la rentrée de septembre
approchée et que l’on réalisait soudainement qu’on avait encore plein de choses à terminer,
à expérimenter, à découvrir… .
Bientôt nous le
sentons, vont s’installer - la nostalgie de nos échanges de vannes dès
le réveil - le souvenir de nos discussions philosophiques dans les montées
où nous abordions, aussi bien les mérites et inconvénients des freins à disque
que les histoires de Toto qui doit mettre un suppositoire à sa grand-mère - et
les regrets de ne pas avoir attaqué dans tel ou tel col…
Pour l’heure, ce n’est pas en arrière qu’il
faut regarder mais plutôt vers le bas car effectivement nous avons aujourd’hui
au programme une étape de descente : 70 km de descente et faux plats
descendants jusqu’à Cannet via Saint Cyprien.
Petit déjeuner top,
dans des jolis plateaux en plastique bleu qui sentent bon l’éponge sale qui les
a lavés; dans une salle baignée d'une charmante lumière blafarde que les
néons seuls, peuvent donner. Mais cela n’a pas d’importance car comme disait un
cycliste d’Alexandrie :
Aujourd’hui il fait beau, je vais faire du vélo
Demain je n’en fais plus, j’aurai moins mal au cul
Demain je n’en fais plus, j’aurai moins mal au cul
Avant de prendre
le départ, nous décidons de jouer au Tetris avec le coffre de la voiture de
Gina. L’objectif est de ranger l’intégralité des bagages de 5 personnes, plus
les 5 personnes afin d’éviter de louer une voiture supplémentaire. En effet, il
faut gagner du temps, Gina tirant de plus en plus sur ses rênes (j’avoue avoir cherché
l’orthographe car j’avais soit, il tire sur ses Rennes, et là c’est du breton,
soit il tire sur ses reines, et là c’est carrément la Reine des neiges) pour
rentrer au plus tôt. Thierry aide bien en plaçant systématiquement au pire
endroit son duvet ou sa pompe, à l’endroit pile où Nico avait prévu de mettre
une grosse valise. Francis et ses « cela ne rentrera jamais » nous
apporte réconfort et motivation, quant à moi, j’aide au mieux Nico qui met dans
cet exercice toute la ferveur du papa castor construisant sa hutte. Il semble
mettre un point d’honneur à ce que tout rentre, il en va de sa réputation de
bon père de famille. C’est à cela qu’on reconnait un bon père de famille, à sa
faculté à tout faire rentrer dans la voiture ; maintenant, pour ce qui est
du contenu des valises, c’est une autre histoire...
Il est temps de partir
Il faut
malheureusement rouler quelques kilomètre sur la N118 que nous quitterons juste
avant la descente vers Saint Cloud, nan j’déconne, mais c’est quand même une
route pas très agréable et nous sommes contents de reprendre une route plus
tranquille. Nous roulons à vive allure emmenés par Gina qui a enfin décider de
travailler en se plaçant devant. Une certaine période d’adaptation lui est
nécessaire car on ne passe pas de 8km/h à 35 km/h aussi facilement que cela. Il
faut se ré-habituer au vent qui frappe vos joues, à l’air qui bourdonne dans
vos oreilles, au soleil que l’on prend de face.
Sur notre route
nous prenons une photo devant les caves Byrrh. Village qui permet donc de se
débarrasser d’un tirage de merde au scrabble ; bhryr.. Byrrh !! mot
compte triple et toc dans ta face!
Plus que quelques
kilomètres et nous voici à Cannet, sur la promenade que le TOAC décide, sans
vergogne, de transformer en piste cyclable. Se pousse les viocs ! on
arrive.
Une gentille passante
qui passait par là en passant va faire office de photographe. Nous avons l’habitude
d’harceler les gens afin qu’ils nous prennent en photo. D’habitude, c’est
rapide, ils appuient sur le bouton, restent appuyer 20 secondes et donc
prennent 35 fois la même photo et ensuite nous rende le téléphone en se fendant
d’un sourire à la con. Mais la, que nenni, notre passante décide de prendre les
choses en main et nous fait poser, tantot debout à coté du vélo, puis sur des
marches. Elle change la position de ses mannequins, le grand au sourire ultra
bright en haut , le petit tout sec en bas, le gros au milieu, monsieur propre au-dessus ;
puis elle change tout. Bref elle s’éclate comme une petite folle à donner des
ordres, ce qui a tendance à agacer un petit peu notre Gina qui lui balance une
pique, le mufle.
Au bout de la jetée, c’est la gay pride !! on se met tous en slip et on dirait qu’on chercherait dans notre valise, les fesses en l’air.
Ah tient, et si on accrochait les vélos toujours en slip, mmm calor !!
il faut chaud,
vite à l’eau. Et après on dirait qu’on sortirait tous de l’eau en serrant bien les
abdos ! Facile pour Nico et Gina, moi je galère un peu plus, c’est pour ça
que je me mets derrière.
Ohhh, je suis
tout salé, il me faut une douche
Mais mais, qui m’a
mis du sable, il faut bien rincer !!!
Ensuite il a bien
fallu se rendre à l’évidence, il faut remettre des vêtements civils un jour et arrêter
de se balader avec une couche aux fesses !! donc on s’habille et direction
un resto bien sympa (La voile bleue). Le resto n’est pas du tout en pente, c’est
la photo qui n’est pas cadrée !
Dans ce resto, on
peut choisir son poisson, c’est chouette. Et pour les toilettes, c’est pareil,
avant d’entrer, on choisit son PQ (Jean Mare Bigard, sort de ce corps !!!).
Puis direction
Toulouse où nous attend Rodolphe.
Pour ne pas dépareiller sur la photo, on
essaye tous de faire un peu une grimace, mais on n’est pas au niveau. Une coupe
de champagne viendra clore ses 771km, 17500 D+ et 38h de vélo. Tout cela dans
un confort hors norme que seul notre gourou Francis pouvait procurer.
Un grand
merci à Rodolphe pour avoir lancé l’idée puis ensuite s’être lancé tout court,
à Thierry pour ses blagues (au fait le suppo il ne faut pas le donner au dindon !),
à Nico pour m’avoir laissé arriver premier parfois (je t’ai vu freiner dans les
montées !), à Gina pour sa patience légendaire face aux ascensions et pour
m’avoir offert une source inépuisable d’inspiration pour la fin de ce blog.
Une page se tourne, les vélos vont souffler un peu, mais ils vont ressortir…. croyez moi !!.

















Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire