jeudi 22 septembre 2016

Jour 4: Saint-Lary - Les Cabannes

Distance: 122 km - D+: 2648m - Durée: 6h
Cols: la Core, Lattrape, Agnes, Port de Lers
 

L'hôtel et ses chambres se sont avérés être un endroit idéal pour récupérer de l'étape de la veille. Le principe d'une chambre d'hôtel est de dormir dans son lit, dans sa chambre. Normal, on a payé pour ça. Mais Roro, au milieu de la nuit, a décidé, une nouvelle fois, de faire fi des conventions et a  préféré installer son matelas de 80cm de large dans le couloir de 70cm  de l'étage; bouchant ainsi complètement le passage.

Personne ne s'est aperçu de rien, pas même la personne responsable de son départ. Je vous laisse imaginer le volume sonore des ronflements nécessaire pour obliger une personne ayant mal au dos, aux cotes, à l'omoplate, une dent qui branle, un nez gonflé, un oeil tuméfié, des mains abimées à déplacer son matelas au milieu de la nuit...

Bref, après un petit déjeuner "business as usual", c'est à dire, Thierry au milieu de son bol de café et 4 tartines devant lui alors que tout le monde a fini, on se retrouve dans la rue pour la traditionnelle photo de départ.

 
Les jambes sont lourdes, les genoux sont bloqués, les dos raides et la partie charnue sur laquelle on repose sur la selle fait légèrement mal. Mais bon après quelques centaines de mètres,
tout rentre dans l'ordre et c'est à bonne allure que nous nous faufilons dans la vallée de St Lary jusqu'à Illartein. (Je ne sais pas si la vallée de St Lary existe, mais c'est moi qui m'occupe de ce blog alors j'écris ce que je veux!). A ce charmant petit village, nous retrouvons Auré et Daniel venu passés la journée avec nous.
 
 
 
Nous faisons un gros bisous sur les joues (heu en fait non, on n'a pas trouvé de place) de Roro qui file avec Francis vers St Giron pour son rapatriement via son personnel médical attitré...

Alors qu'on aurait pu contourner et prendre la nationale, il a fallu qu'on passe par le col de la Core (1395m). Nous partîmes donc 6 mais les lacets eurent raison de notre belle unité Auré et Greg (j'aime bien parler à la troisième personne ça fait je me la pette) suivi de Thierry, Nico, Gina et Daniel. Le gruppetto ayant passé leur temps à papauter. Ce qui fait qu'en haut on a failli attraper une pneumonie à les attendre.
 
 

Belle descente vers Seix, ah ce nom... . A l'entrée de Seix, Patrice, un copain de Gina et Roro nous rejoint. Nous sommes désormais 7 et ça va envoyer du pâté!!

 

En sortant de Seix (c'est le principe de Seix il y a une entrée, une sortie, ensuite rien n'empeche d'y re rentrer et d'en ressortir, c'est pour cela qu'il n'y a jamais eu de periph a Seix sinon les gens auraient trouvé curieux de tourner autour de Seix); donc en sortant de Seix, après quelques kilomètres le long de la rivière on attaque le col de La Trape. Picardchu (Nico) part devant mais Auré et moi décidons de l'attraper via une pokeball!! On roule en pelotons bien rangé avec nos belles tenues TOAC, la pente s'élève doucement et dans une épingle je décide de largeur le Picardchu et la troupe de Pokemon a vélo pour tenter l'ascension tout seul comme un grand. J'arrive au sommet complétement explosé, je me retourne pour découvris Francis puis Le Nico Picardchu et Gina. Oui vous avez bien lu, le Gina, celui qui a décidé que depuis que son copain n'est plus la, et bhein il ne dépasserait plus le 7km/h dans les montées, là il est monté avec des pointes à 14km/h.

On cherche toujours la raison de cette subite envie de ravir au plus vite le sommet. Sans doute qu'en haut son téléphone passerait mieux et qu'il pourrait enfin appeler la personne qu'il a appelé il y a moins d'une heure...

 
En bas du col de la Trape (et non dessous, sauf à y passer), à Aulus, Francis nous attend dans un parc avec la voiture garée en plein milieu. Comment a-t-il pu rentrer dans un parc Public... encore un coup du pendule magique.
Pic nic de grande qualité, nous sommes un peu blasés mais Daniel, Auré et Patrice semblent apprécier les sandwichs foie gras, poulet, petite tomates, noix de cajou, chocolat noir, pièce montée, champagne et danseuses du ventre. (Il a un peu galérer pour en trouver à Aulus les bains mais bon vu qu'il connait tout le monde).

 
Lester comme des cochons noirs du Perigord, nous remettons la partie charnue de notre anatomie sur la selle afin de se procurer un nouvel instant de bonheur. Il fait 25 degrés, on a l'estomac plein à péter, quoi de mieux que de grimper le col d'Agnes (oui on a le droit de grimper Agnes depuis qu'il a perdu son è). Et la franchement, ce n’était pas évident. Daniel est parti devant, sous le prétexte lamentable qu'on allait le rattraper car il monte plus lentement et gnagna gna. Vous savez quoi, on a retrouvé le Daniel qu'à l'arrivée. Bon il fallait être attentif car il était couché sur le bas coté en train de faire la sieste.


 
Vous avez déjà eu a comparer la largeur de 2 selles? non, bhein nous si et le plus simple est de faire comme cela:

 
Ohh la belle descente dans la cuvette du port de Lers (encore une fois j'appelle les lieux comme je veux).... Comme on a bien roulé Daniel nous offre un coup a boire au bistrot du coin.

Et là on se lâche, Perrier citron, Vitel Fraise, Orangina des trucs de oufs on vous dit. C'était bien sympas de finir cette journée tous ensemble à se faire rôtir au soleil... on n'était pas loin du bonheur, juste à gauche.


Puis Daniel, Auré et Patrice rejoignent Massat et nous nous continuons vers le Port de Lers

 

 


Un super bitume permet une descente très agréable mais toujours sous contrôle (je dis ça pour ma maman qui pourrait lire ce blog) puis à coup de relais à 40/45 km/h (pas dur ca descend un peu) nous arrivons à Tarascon. Les derniers kilomètres vers les Cabanes sont une formalité.

Découverte de notre nouveau bivouac et surtout d'un restaurant top: La maison Le Cube. On y mange de la viande délicieuse et surtout celle des petits veaux que vous avez vu la haut, juste au-dessus, au port de L'Hers. Ils tétaient leur maman et vous regardaient avec leurs grands yeux doux et leur longs cils... et bien le petit veau il est dans mon assiette!!

 

PS: finalement, nous sommes arrives trop tard pour monter à Beille… (on a qu’à dire ça)
hébergement : Complexe des Oustalous http://www.les-cabannes.com/L
restaurant: http://www.lamaisonlacube.com/
 

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