Distance: 128 km - D+: 3328m - Durée: 6h37
Cols: Route des Corniches, Marmar, Chioula, Pailhères, Moulis, Garavele, Jau
Gnnnnn, meurfff,
nonnnn, la lumière bordel…. 7h30, le Nico bondissant trouve amusant d’allumer
la lumière de la chambre au moment où le réveil sonne. L’impression qu’il me
manque 3h de sommeil, ce n’est pas grave, on le rattrapera sur le vélo en
roulant avec Gina, ça repose.
La tête dans le cirage, nous émergeons les uns
après les autres et errons dans le couloir de notre « hotel/camp d’ado » ;
en se trainant comme des morts vivants de Walking dead, en direction de la
salle du petit déjeuner.
La on se fait
engeuler par la tôlière car on n’a pas demandé du thé la veille et « Ah le
thé…, ché plou compliqué » (désolé pour nos amis Portugais mais sérieux ça
chuinte un peu). Débrouillarde comme pas deux, elle se saisit d’un récipient
muni d’une longue queue noire que nous nommerons casserole afin de faciliter la
compréhension. Dans le récipient précédemment évoquer, ladite personne, y
ajoute une quantité non négligeable d’un liquide translucide, incolore et
inodore.
Le lecteur attentif aura deviné qu’il s’agit d’eau. Ensuite, d’un
mouvement ample et gracieux, notre apprenti chimiste, pose le récipient, ainsi
que son contenant, sur un disque noir émettant de la chaleur par le passage d’un
courant I au travers d’une résistance R. Le mélange arrivant à température sera
versé avec une infime précaution dans des bols, au fond desquels gisent, telles
les chaussettes de cycliste sur un rebord de fenêtre, un sachet de thé. La
journée commence bien, un challenge de rempli !! Il ne reste plus qu’à
tout empaqueter, à préparer les bidons, à garnir les poches de barres, noisettes,
pate de fruit, chouchou, glace, beignet, boissons fraiches…
A ce propos, je
dois partager une information hallucinante : Gina fait du 6euros par col.
En effet, il se cogne environ 3 gels/barres/trucs hors de prix avant chaque
montée. A 2 euros, on y est. Du coup on comprend pourquoi il monte la plupart des
cols à 8km/h, cela lui permet de lisser l’investissement. Je dis ça mais qui je
suis moi, pour critiquer un homme de fer. Rien qu’à voir où il est passé
pendant l’Altriman, me permet de mesurer l’exploit accompli.
Donc départ 9h,
comme prévu. Enfin, avec 15 minutes de retard. On sort des Cabanes, on tourne à
gauche et pan sur les cuisses, une espèce de montée vers la route des
corniches. Comme on est super frais, on a super pas mal aux jambes, on tourne
super bien nos petites pédales et roulez jeunesse (mouai, enfin avec mes 44 ans
je suis le maillot blanc du meilleur espoir de l’équipe, c’est pour vous dire
qu’on est plus proche d’une sortie club de retraite qu’une sortie de jeunes
pubères écervelés, les hormones au taquet et passant leur temps au téléphone à
envoyer des SMS…).
En haut de la
monté, oui, il y a 2 extrémités à une monté, une en bas et une en haut. L’objectif
du cyclisme étant de les relier en un minimum de temps et un maximum de
souffrance afin de pouvoir ensuite, inverser le processus au moyen d’une
descente : minimum de souffrance, maximum de temps, n’est-ce pas Thierry ?.
Donc en haut, joli photo avec encore nos
tenues TOAC. Alors, j’entends de ma petite chambre de Prades, « quoi beurk
ils ont toujours le même maillot depuis le départ » Sachez, perfides
lecteurs que nous les lavons le soir et de toute façon si on pue, l’odeur passe
pas dans le blog. (sauf si vous approcher l’une de vos chaussettes de votre nez
pendant la lecture ; vous aurez ainsi l’impression de vivre avec nous).
La route des
Corniches, sérieux ca déchire son cuissard, comment c’est beau sa race !! Marolap,
on ne m’avait jamais emmené la bas et franchement c’est magnifique…. c’est nul
ce mot magnifique, c’est galvaudé. Franchement, c’est a faire, y compris en
Velib avec Mamy et Papy. Une jolie descente nous ramène dans la vallée et la on
est :
Ah enfin, une
première difficulté, le col de Marmare, culminant a 1361m au-dessus d’une foret
d’arbres verts avec des troncs marrons (aie, c’est la panne d’inspiration, j’ai
trop fait de vélo, on dirait du Virenque). Nous roulons ensemble, tous les 4,
tels les 5 doigts de la main ou les 7 boules de Crystal, compagnons d’infortunes
et forçats du pédalier. Nos efforts titanesques permettent de hisser nos frêles
carcasses (enfin pas la mienne) en haut de cet Everest Ariégeois, que le
Samsung Galaxy S6+ et son autonomie de 4h30 en communication et 28h en veille,
permet d’immortaliser.
Donc 1 col = 3
gels = 6 euros, gling !! J’exagère il n’a pas tenu ce rythme jusqu’au bout
Col du Chioula
dans la foulée. Nouveau sport à la mode, transformer les panneux des cols en
frigidaires avec des autocollants partout, c’est moche et y’ a même pas la
liste des courses, ni même l’emploi du temps des enfants.
Joli descente
avec les roues qui font zzzzz, les kaway qui font flocflocfloc et les jambes
qui font chouette chouette. On arrive ensuite au pieds du célèbre col de Pailhères
La franchement,
15km, ils abusent, c’est beaucoup trop long et dur !! Nous montons chacun
à notre rythme et la brindille Picarde empoche les points au sommet. Je fais deux
mais c’est parce que j’ai pris une photo sinon je serai arrivé plus tôt, hein
tu vois ce que je veux dire, hein ? tu vois !
En plus j’ai du prendre
un appel de Triba. Au fait, cherie, du coup ils viennent lundi matin à 9h pour
changer le moteur.
Oui pardon, donc Thierry et Gina alias Gigi l’amorosso,
suivent peu de temps après nous. Juste le temps d’enlever nos chaussures, de
mettre nos claquettes, de retirer les maillots, d’en mettre des propres et secs,
une veste, d’allonger le tout au soleil, de se recoiffer, de faire prendre l’air
à ce qui fait la renommée des males du TOAC. Bref 15 minutes. Mais on est très
fier et du coup on lève très haut les vélos vers le ciel en criant notre amour
pour le vélo :
Next slide Roger
please,
on voit bien la
descente qui mène à un petit village avec une rivière et des cailloux dedans… mmm, c'est fou comme c'est joli.
Comme les
maquereaux c’est bon mais ça cale pas, Thierry et Gina décident de … manger des
pains au raisin. Normal c’est la saison.
Après je sais
plus trop mais on s’est retrouvé au pied d’une maison pas finie, en même temps faut voir où
les mecs ont voulu construire, en plus ils ont appelé leur
village Dragibus ou un truc dans le genre.
On a ensuite
remonté une rivière, c’est con dans l’autre sens ca descendait, au fond d’un
vallon. On laisse un truc super dur sur notre droite qui fait peur à tout le
monde et on prend à gauche pour faire le col des Moul. En fait Nico dort et sur
la photo c’est pas bien cadré et on voit pas la fin du nom, alors je ne sais
plus quel col c’était.
Je ne vais pas réveiller Nico pour lui
demander. Regarder comme il dort bien :
Puis col de
Garavelle ou Gravelle, franchement on s’en fout. C’est juste un super beau col
qui nous a permis de rouler ensemble. Gina ayant enfin passé la seconde, il
faut compter environ 5h de préchauffe. C’est le problème des diesels.
Ah le col de Jau,
un vrai bonheur, on s’est éclaté comme des petits fous à le monter le plus vite
possible. Le cure dent gagne encore après un sprint d’anthologie venant
conclure les 4 derniers kilomètres à 17km/h, suivi du gros (moi donc), puis
Thierry et vraiment pas loin, notre Gina
national.
Enfin, une
descente de 26 km nous amènera à Prades où un hotel sympas et un resto top nous
attendent.
Demain, ce sera
notre dernier petit déjeuner ensemble et nos derniers 70km…. sniff. Mais vous
savez quoi ?, demain matin au petit déjeuner, je demande un truc de
malade, un truc de deglingos, je demande…
un chocolat chaud !!!
Hébergement à Prades : http://www.hotel-hexagone66.fr/
Restaurant : http://www.linternaute.com/restaurant/restaurant/173546/le-7-eme-art.shtml
Hébergement à Prades : http://www.hotel-hexagone66.fr/
Restaurant : http://www.linternaute.com/restaurant/restaurant/173546/le-7-eme-art.shtml



















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