vendredi 23 septembre 2016

Jour 5: Les Cabannes - Prades

Distance: 128 km - D+: 3328m - Durée: 6h37
Cols: Route des Corniches, Marmar, Chioula, Pailhères, Moulis, Garavele, Jau
 
Gnnnnn, meurfff, nonnnn, la lumière bordel…. 7h30, le Nico bondissant trouve amusant d’allumer la lumière de la chambre au moment où le réveil sonne. L’impression qu’il me manque 3h de sommeil, ce n’est pas grave, on le rattrapera sur le vélo en roulant avec Gina, ça repose.
La tête dans le cirage, nous émergeons les uns après les autres et errons dans le couloir de notre « hotel/camp d’ado » ; en se trainant comme des morts vivants de Walking dead, en direction de la salle du petit déjeuner.

La on se fait engeuler par la tôlière car on n’a pas demandé du thé la veille et « Ah le thé…, ché plou compliqué » (désolé pour nos amis Portugais mais sérieux ça chuinte un peu). Débrouillarde comme pas deux, elle se saisit d’un récipient muni d’une longue queue noire que nous nommerons casserole afin de faciliter la compréhension. Dans le récipient précédemment évoquer, ladite personne, y ajoute une quantité non négligeable d’un liquide translucide, incolore et inodore.
Le lecteur attentif aura deviné qu’il s’agit d’eau. Ensuite, d’un mouvement ample et gracieux, notre apprenti chimiste, pose le récipient, ainsi que son contenant, sur un disque noir émettant de la chaleur par le passage d’un courant I au travers d’une résistance R. Le mélange arrivant à température sera versé avec une infime précaution dans des bols, au fond desquels gisent, telles les chaussettes de cycliste sur un rebord de fenêtre, un sachet de thé. La journée commence bien, un challenge de rempli !! Il ne reste plus qu’à tout empaqueter, à préparer les bidons, à garnir les poches de barres, noisettes, pate de fruit, chouchou, glace, beignet, boissons fraiches…

A ce propos, je dois partager une information hallucinante : Gina fait du 6euros par col. En effet, il se cogne environ 3 gels/barres/trucs hors de prix avant chaque montée. A 2 euros, on y est. Du coup on comprend pourquoi il monte la plupart des cols à 8km/h, cela lui permet de lisser l’investissement. Je dis ça mais qui je suis moi, pour critiquer un homme de fer. Rien qu’à voir où il est passé pendant l’Altriman, me permet de mesurer l’exploit accompli.

Donc départ 9h, comme prévu. Enfin, avec 15 minutes de retard. On sort des Cabanes, on tourne à gauche et pan sur les cuisses, une espèce de montée vers la route des corniches. Comme on est super frais, on a super pas mal aux jambes, on tourne super bien nos petites pédales et roulez jeunesse (mouai, enfin avec mes 44 ans je suis le maillot blanc du meilleur espoir de l’équipe, c’est pour vous dire qu’on est plus proche d’une sortie club de retraite qu’une sortie de jeunes pubères écervelés, les hormones au taquet et passant leur temps au téléphone à envoyer des SMS…).

En haut de la monté, oui, il y a 2 extrémités à une monté, une en bas et une en haut. L’objectif du cyclisme étant de les relier en un minimum de temps et un maximum de souffrance afin de pouvoir ensuite, inverser le processus au moyen d’une descente : minimum de souffrance, maximum de temps, n’est-ce pas Thierry ?.  Donc en haut, joli photo avec encore nos tenues TOAC. Alors, j’entends de ma petite chambre de Prades, « quoi beurk ils ont toujours le même maillot depuis le départ » Sachez, perfides lecteurs que nous les lavons le soir et de toute façon si on pue, l’odeur passe pas dans le blog. (sauf si vous approcher l’une de vos chaussettes de votre nez pendant la lecture ; vous aurez ainsi l’impression de vivre avec nous).

La route des Corniches, sérieux ca déchire son cuissard, comment c’est beau sa race !! Marolap, on ne m’avait jamais emmené la bas et franchement c’est magnifique…. c’est nul ce mot magnifique, c’est galvaudé. Franchement, c’est a faire, y compris en Velib avec Mamy et Papy. Une jolie descente nous ramène dans la vallée et la on est :


 
Ah enfin, une première difficulté, le col de Marmare, culminant a 1361m au-dessus d’une foret d’arbres verts avec des troncs marrons (aie, c’est la panne d’inspiration, j’ai trop fait de vélo, on dirait du Virenque). Nous roulons ensemble, tous les 4, tels les 5 doigts de la main ou les 7 boules de Crystal, compagnons d’infortunes et forçats du pédalier. Nos efforts titanesques permettent de hisser nos frêles carcasses (enfin pas la mienne) en haut de cet Everest Ariégeois, que le Samsung Galaxy S6+ et son autonomie de 4h30 en communication et 28h en veille, permet d’immortaliser.

 
Donc 1 col = 3 gels = 6 euros, gling !! J’exagère il n’a pas tenu ce rythme jusqu’au bout

Col du Chioula dans la foulée. Nouveau sport à la mode, transformer les panneux des cols en frigidaires avec des autocollants partout, c’est moche et y’ a même pas la liste des courses, ni même l’emploi du temps des enfants.

 
Joli descente avec les roues qui font zzzzz, les kaway qui font flocflocfloc et les jambes qui font chouette chouette. On arrive ensuite au pieds du célèbre col de Pailhères




 
La franchement, 15km, ils abusent, c’est beaucoup trop long et dur !! Nous montons chacun à notre rythme et la brindille Picarde empoche les points au sommet. Je fais deux mais c’est parce que j’ai pris une photo sinon je serai arrivé plus tôt, hein tu vois ce que je veux dire, hein ? tu vois !
En plus j’ai du prendre un appel de Triba. Au fait, cherie, du coup ils viennent lundi matin à 9h pour changer le moteur.
Oui pardon, donc Thierry et Gina alias Gigi l’amorosso, suivent peu de temps après nous. Juste le temps d’enlever nos chaussures, de mettre nos claquettes, de retirer les maillots, d’en mettre des propres et secs, une veste, d’allonger le tout au soleil, de se recoiffer, de faire prendre l’air à ce qui fait la renommée des males du TOAC. Bref 15 minutes. Mais on est très fier et du coup on lève très haut les vélos vers le ciel en criant notre amour pour le vélo :






 
Next slide Roger please,

 
on voit bien la descente qui mène à un petit village avec une rivière et des cailloux dedans… mmm, c'est fou comme c'est joli.

 
Comme les maquereaux c’est bon mais ça cale pas, Thierry et Gina décident de … manger des pains au raisin. Normal c’est la saison.

 
Après je sais plus trop mais on s’est retrouvé au pied d’une maison pas finie, en même temps faut voir où les mecs ont voulu construire, en plus ils ont appelé leur village Dragibus ou un truc dans le genre.

 
On a ensuite remonté une rivière, c’est con dans l’autre sens ca descendait, au fond d’un vallon. On laisse un truc super dur sur notre droite qui fait peur à tout le monde et on prend à gauche pour faire le col des Moul. En fait Nico dort et sur la photo c’est pas bien cadré et on voit pas la fin du nom, alors je ne sais plus quel col c’était.

 
 Je ne vais pas réveiller Nico pour lui demander. Regarder comme il dort bien :

 
Puis col de Garavelle ou Gravelle, franchement on s’en fout. C’est juste un super beau col qui nous a permis de rouler ensemble. Gina ayant enfin passé la seconde, il faut compter environ 5h de préchauffe. C’est le problème des diesels.

 
Ah le col de Jau, un vrai bonheur, on s’est éclaté comme des petits fous à le monter le plus vite possible. Le cure dent gagne encore après un sprint d’anthologie venant conclure les 4 derniers kilomètres à 17km/h, suivi du gros (moi donc), puis Thierry  et vraiment pas loin, notre Gina national.

 
Enfin, une descente de 26 km nous amènera à Prades où un hotel sympas et un resto top nous attendent.


Demain, ce sera notre dernier petit déjeuner ensemble et nos derniers 70km…. sniff. Mais vous savez quoi ?, demain matin au petit déjeuner, je demande un truc de malade, un truc de deglingos,  je demande… un chocolat chaud !!!

Hébergement à Prades : http://www.hotel-hexagone66.fr/
Restaurant : http://www.linternaute.com/restaurant/restaurant/173546/le-7-eme-art.shtml

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